Royaume-Uni: l’incertitude demeure quant à la façon de quitter l’Europe

Le vote des parlementaires britanniques sur l’accord signé par le Premier ministre britannique avec l’Union européenne approche, tandis que la crainte d’un nouveau report possible subsiste après celle qui avait eu lieu en décembre dernier. Le risque est de quitter le pays dans une profonde incertitude qui favorise la récession économique; Cependant, la plus grande crainte du gouvernement est de faire face à une situation imprévisible si l’accord est rejeté par la Chambre des communes. C’est une perspective probable, qui pour le moment est justifiée par l’évaluation des chiffres du vote, qui met en évidence l’absence de possibilité d’atteindre la majorité favorable, en raison des sceptiques présents chez les conservateurs et de l’aversion du parti du nord de l’Irlande qui soutient le gouvernement. Ce scénario constituerait la base des raisons qui pourraient déterminer le nouveau report du vote, afin de laisser du temps à l’exécutif; Le choix de cette option pourrait toutefois trop affaiblir le Premier ministre et ouvrirait probablement la crise politique avec les élections qui s’ensuivraient. Dans ce cas, Bruxelles ne pourrait que prendre acte de l’échec de la négociation avec Londres, même sans le vote de la Chambre des communes. En effet, il est difficile de croire que l’Europe pourra toujours ne pas définir la question, en remettant à plus tard la décision en attendant un nouvel exécutif ou un nouveau référendum. Pour être contre le référendum est le premier ministre en charge, mais une éventuelle chute pourrait diriger le pays vers un nouveau référendum? Le parti conservateur et le parti travailliste semblent être contre, même si, dans la formation de l’opposition, il existe un fossé entre les dirigeants en place et la base du parti, ce qui pousse à un nouveau vote. Le chef du parti travailliste ne semble pas vouloir rester en Europe, car il a une vision négative de la gauche, identifiant l’Union comme une expression du pouvoir financier, considérant que les aspects positifs de l’Europe ne suffisent pas pour que ses lois soient respectées. Cependant, il existe un très fort contraste avec la partie modérée du parti travailliste, qui était l’un des plus grands opposants au résultat du référendum. Il faut reconnaître que la question du référendum, telle qu’elle avait été formulée et pour les explications superficielles de ceux qui étaient en faveur de la sortie, qui étaient les plus exposés par la presse, permettait au peuple anglais de voter de manière déformée et non informée. , une situation qui pourrait être vérifiée parce que l’élite au commandement de la nation a sous-estimé l’ampleur du vote, ce qui a surtout abouti au résultat, tenant pour acquis qu’il y aurait une victoire pour ceux qui souhaitaient rester en Europe. De la part de la classe ouvrière, le droit à l’information n’a pas été exercé et la majorité des électeurs ont été emportés par un sentiment anti-européen vécu comme une insulte à la souveraineté anglaise, qui n’a pas tenu compte des conséquences économiques de la sortie de l’Europe. Pour ces raisons, la répétition du référendum, avec un public électoral plus conscient, semblerait plus juste. Il convient également de rappeler que le Royaume-Uni a toujours bénéficié, à l’égard des autres membres de Bruxelles, d’un traitement différent et particulièrement favorable, qui, bien qu’injuste, était justifié par les eurocrates en raison de la nécessité de maintenir le Royaume-Uni à l’intérieur des frontières politiques de l’Union. Dans d’autres pays membres, la perception d’une adhésion anglaise basée sur des éléments de commodité exclusive et non d’adhésion convaincante correspond à la vérité et constitue l’une des caractéristiques de dureté et de détermination apparentes, quelle que soit leur justification, qui a marqué les modalités des négociations avec Londres du partie de Bruxelles. Toute nouvelle adhésion britannique de l’Europe à l’Europe ne pourrait se produire sans les privilèges qui ont caractérisé sa participation jusqu’à l’issue du référendum: une application complète des obligations et des devoirs, qui jusqu’à présent étaient appliqués de manière incomplète. En tout état de cause, il est également nécessaire de décourager d’autres tentatives éventuelles de sortie de l’Union. Pour ces raisons, en cas de non-ratification de l’accord, il est pratiquement certain que le Royaume-Uni sera traité avec une sévérité exemplaire, qui, Outre le manque d’avantages de l’adhésion à l’Europe, le pays anglo-saxon, son tissu social et son économie, quelle que soit la couleur que prendra le gouvernement actuel, pourraient poser de grandes difficultés.

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