Les Etats-Unis ont l’intention de créer une force kurde à la frontière avec la Turquie

L’intention américaine de créer une force militaire d’environ 30 000 personnes, composée d’Arabes, de Turkmènes, mais surtout de Kurdes, dans le but de surveiller les frontières avec le nord de la Syrie, sous le contrôle d’Assad, a provoqué la forte réaction de Damas et Ankara. Si entre Washington et la Syrie Assad restent des raisons d’opposition, la Turquie reste formellement un allié américain et aussi un membre, entre autres choses le seul membre islamique, de l’Alliance atlantique. La valeur politique de la décision du Pentagone apparaît donc très pertinente. Soutenir les milices kurdes, c’est reconnaître implicitement le droit à l’autonomie territoriale, le pire argument pour le président turc, qui a fait de l’intégrité territoriale du pays turc l’une de ses forces. En fait, la première réaction du gouvernement de la Turquie aux États-Unis a été la condamnation de la menace à la sécurité nationale. Le ministre turc des Affaires étrangères a dénoncé le manque d’informations préalables de Washington, un aspect qui n’est certainement pas secondaire dans l’affaire, ce qui aggrave les relations entre les deux pays. La perception est que les Etats-Unis n’ont pas averti Ankara d’empêcher un boycott préventif de l’établissement de la nouvelle force militaire et aussi du manque de confiance dans un régime qui a probablement soutenu l’Etat Islamique. Au contraire, pour que les Kurdes fassent partie intégrante de cette force militaire, ils ont une signification précise, qui consiste en la grande considération dont ils jouissent au commandement militaire américain. Cela constitue un autre point de distance entre la Turquie et les États-Unis, aussi parce que le pentagone, avec ce mouvement, déclare explicitement à ceux qui font confiance à mettre une barrière à l’expansion possible d’Assad. Probablement aussi des considérations de la nature des opportunités ont été faites sur la commodité de compter sur l’armée turque pour faire face à Assad, notamment la volonté de ne pas exacerber une confrontation entre deux acteurs internationaux dans des camps opposés, qui pourrait dégénérer en un nouveau conflit . A l’appui de cette force militaire, il y aura environ 2.000 soldats américains, encadrés par des miliciens kurdes, que la Turquie considère comme des terroristes, un vison similaire à celui de Damas, qui considère les Syriens encadrés dans cette force militaire comme des traîtres. Avec ces prémisses, le rôle de la nouvelle force militaire s’annonce très difficile. En fait, la Turquie a déjà déployé une série de batteries de missiles à la frontière kurde syrienne, prête à frapper les sites militaires kurdes. Washington semble avoir profité du moment de stase du conflit syrien pour occuper, avec l’aide des Kurdes et aussi dans leur aide, une portion de territoire pour équilibrer même l’intervention russe, tout en gardant un profil bas: intention annulée par la protestation d’Ankara. Pour la diplomatie américaine, le défi est de concilier la proximité des Kurdes avec les raisons négligées de l’allié turc, en prenant en compte la possibilité réelle de voir des soldats américains impliqués dans des conflits contre l’armée turque: des affrontements hostiles entre les membres de l’Alliance atlantique. Trump ne semble pas avoir exprimé des opinions positives ou négatives sur Erdogan et même l’implication des Kurdes semble être son travail, la réalité est qu’entre l’armée américaine, et peut-être même parmi les diplomates professionnels, le virage autoritaire d’Ankara n’était pas le bienvenu. La confiance dans les Kurdes n’a jamais failli, surtout d’un point de vue politique et militaire. Tactiquement, les Kurdes, même depuis la guerre contre Saddam, ont toujours offert une collaboration complète à l’armée américaine, réalisant également des emplois où il n’était pas possible d’impliquer directement l’armée américaine: la tension avec la Turquie, qui est déjà sous la présidence d’Obama, une collaboration accélérée avec les forces kurdes presque comme un acte obligatoire et malgré l’alliance formelle au sein de l’Alliance atlantique qui relie Washington à Ankara. Bien sûr, cela peut renforcer l’aspiration légitime des Kurdes à l’autonomie, déclenchant des réactions très dangereuses.

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